Histoire de la SNBS

Fondation et essaimage

C’est dans la dynamique de développement de l’aviron au milieu du 19ème siècle que 28 membres fondateurs déposaient le 13 octobre 1882 les statuts de la Société Nautique de la Basse Seine.

Installés l’origine à la Nouvelle Grenouillère de Maison Lafitte, ces hommes actifs et passionnés regroupèrent de très nombreux rameurs propriétaires d’embarcation diverses et, l’année suivante, organisèrent des régates, tout en poursuivant la structuration de la jeune société.

C’était même une société à ” succursales multiples “. Partout dans l’ouest parisien flotte le pavillon à bandes bleu et or : à Poissy, à Sartrouville, à Saint Denis, à Maison Lafitte, à Courbevoie, au Pecq. Quelle profusion !

Parmi tous ces hommes entreprenants, il convient de citer en premier lieu Marius Dubonnet, qui présida à l’essor de la SNBS pratiquement sans interruption jusqu’à la fin du siècle. Doté d’une forte personnalité et d’un puissant réseau de relations, il sait tout arranger ou aplanir et amène à la Société de nouveaux membres ou autres mécènes. Aux côtés de Marius Dubonnet, une autre personne se dévouera largement pour la Société c’est Paul Maréchal, président deux fois (1883-1885 et 1910-1919) à la suite de Louis Doyen, président de la première décennie du 20ème siècle. Paul Maréchal oeuvrera pour la SNBS jusqu’en 1933, belle longévité.

L’essaimage de l’origine va peu à peu disparaitre au profit d’une concentration sur le site de Courbevoie où sera célébré avec faste le 10ème anniversaire. Dans toute cette première période les rameurs de la Basse Seine ont débordé d’activités se déplaçant pour courir dans toute la France et même à Ostende et à Henley où les frères Flouest perdirent à la suite d’un accrochage en course !

 

La belle époque de Courbevoie

Ce sont souvent les évènements fortuits qui permettent de nouveaux développements. Ainsi une tornade ayant arraché la toiture et fracassé une partie du matériel du garage de Courbevoie, c’est l’occasion de construire une grande bâtisse pittoresque et fière comportant tous les aménagements d’un ” club house ” moderne.

Un virage se produit alors avec les suppressions des prix en espèces et le retour à l’amateurisme total. Après de nombreux remous, chacun devra se satisfaire de médailles, challenges ou autres récompenses honorifiques.

C’est dans cet esprit que fut lancée une grande journée de régates annuelles, la journée de Fondateurs, dont la renommée traversa plusieurs décennies. Dès 1889, avait été créée une épreuve, qui demeure aujourd’hui, le match ” Encou-Basse Seine “, émulation entre les deux sites parisiens, course en huit de couple, dont l’enjeu mobilise annuellement toutes les forces vives des deux grands clubs.

C’est en ce début du 20eme siècle qu’un rameur d’exception vient à la Basse Seine, qui connaitra alors une période particulièrement faste : Gaston Delaplane. Cet homme puissant et tranquille qui rame à la perfection, crée un climat de victoire extraordinaire : huit fois champion de France en skiff et, quatre fois champion d’Europe, il n’hésite pas à prêter son concours dans les autres embarcations qu’elles soient de pointe ou de couple.

La guerre va frapper cruellement la Basse Seine, comme tous les clubs français, et un homme énergique, Paul Maréchal, va poursuivre l’activité en s’occupant des jeunes malgré la précarité des moyens.

 

Entre deux guerres et nouvel élan

En 1920 arriva à la présidence de la SNBS une nouvelle personnalité remarquable : Jean Lacoste qui garda les rênes pendant presque trente ans. Champion du sud-ouest, il est à l’origine d’une lignée sportive exceptionnelle avec son fils René, l’un des quatre mousquetaires français en coupe Davis de tennis et sa petite fille Catherine qui fit le bonheur de l’équipe de France de Golf.

L’élan était à peine donné, avec quelques succès sportifs à la clé, qu’une nouvelle épreuve venait briser l’essor dès 1925 : sur une simple question d’entrainement l’équipe de compétition éclate en trois morceaux : une partie des rameurs s’inscrit au Rowing Club de Paris et une autre au Cercle Nautique de France. C’est l’occasion de rappeler une particularité historique qui a marqué les trois clubs concernés : ils étaient voisins sur le même quai de Seine à hauteur du pont de Levallois.

Alors il fallut repartir encore sur de nouvelles bases et là intervient encore une figure de la Basse Seine, Paul Flouest, le champion des premières années, qui devient le maitre à enseigner, formant de nouvelles équipes de rameurs et d’entraineurs. Un Lyonnais, venu à la Basse Seine, Henri Rosier remporte en 1929 le championnat de France en skiff, renouant ainsi avec le succès d’avant guerre. Pour son style, -il rame même avec des gants !-il est incompatible avec l’orthodoxe de Paul Flouest : l’exception qui confirme la règle ?

L’avenir sportif étant assuré, le président Lacoste doit se pencher sur un nouveau problème : la vétusté du garage plus que trentenaire, aggravé par les inondations périodiques ; le grand salon du premier étage ne peut plus recevoir l’affluence des ” Journées des Fondateurs ” de plus en plus réputées.

Grâce au toujours actif Paul Maréchal qui cède la propriété de l’ensemble dans de très bonnes conditions, la Basse Seine est dans ses propres murs et Jean Lacoste peut entreprendre la reconstruction du club qui s’achève en 1932 pour célébrer le cinquantenaire avec l’aide la municipalité de tous les temps aux côtés de la Société Nautique.

Le développement se poursuit sur les bassins, avec un nouveau Capitaine d’entrainement, Henri Bocahut, remplaçant de Paul Flouest en mauvaise santé et celui-là bien secondé, fait revivre l’esprit de club, la camaraderie, les diners de réveillon, les longues sorties du dimanche à l’ile fleurie où se retrouvent jeunes et anciens.

En contrepoint à la journée des Fondateurs est créée, au début de l’automne, une journée des Donateurs et là ce n’est plus le sport mais la fête qui préside : réunion intime avec handicaps et défilés d’équipes, courses au canard et joutes à la lance en canoé… il fait bon vivre à la Basse Seine !

Outre, la reprise en 1934 du match Encou-Basse Seine, qui ne sera plus interrompu qu’une fois en 1940 jusqu’à nos jours, la SNBS retrouve le plus haut niveau avec son sculler Giriat qui, associé au rameur du Rowing, Jacquet forme un tandem quatre fois champion de France et finaliste sous les couleurs françaises aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Un nouveau coup d’arrêt brise cet élan avec la déclaration de guerre, puis la menace de réquisition de ses locaux par l’armée allemande, finalement annulée après de multiples négociations.

 

Une deuxième époque, pas moins belle

Au milieu des difficultés de la reprise d’activité en 1941, une flamme brille à nouveau avec l’arrivée de Georges Desrues, animateur de talent, qui essaie d’appliquer la méthode Fairbairn qu’il a été puiser en Angleterre avant le début des hostilités.

Et des rameurs de valeur arrivent à la Société, parmi lesquels Bouton, Sauvestre, Batillat et Marret qui forment avec leur barreur Roger Lebranchu, un quatre longtemps invincible et, en particulier, trois fois champion de France de 1941 à 1943, premiers faits d’armes d’une période qui verra la Basse Seine se porter en tête de l’aviron français.

C’est dans cette ambiance euphorique qu’arrive en 1943 un certain Jean Séphériadès (photo) qui bientôt en 1946, va remporter à Henley la victoire en skiff dans la course prestigieuse des ” Diamonds Sculls ” devant l’Américain John Kelly, frère d’une future princesse de Monaco ; succès qui lui vaudra d’être choisi par le journal l’Equipe comme le ” Champion des Champions ” premier d’une longue lignée de champions désignés annuellement.

Victorieuse sur tous les fronts en France, accueillante pour les rameurs du CNF dont les installations ont été détruites par un bombardement en 1944, la SNBS continue sur sa lancée et noue de contacts avec l’aviron suisse, protégé par sa neutralité au cours de la guerre. Les meilleurs bateaux de la confédération helvétique viennent rehausser l’éclat de la journée des Fondateurs et les meilleurs bateaux de la Basse Seine vont régater à Zurich où ils se comportent brillamment. Ces échanges répétés aboutissent à l’acceptation d’Arthur Dreyfus, coach de grand renom, d’apporter son concours à Georges Desrues pour entrainer durant toute l’année 1947 les équipes de la SNBS : résultat immédiat, palmarès impressionnant.

Un témoin des grandes d’heures de l’amitié franco-suisse, vous le trouverez à l’entré du bar du club house actuel : une énorme sonnaille de troupeau Valaisans propres à battre le rappel des années passées ou des énergies d’aujourd’hui.

Les journées des Fondateurs se déroulent désormais sur deux jours avec l’élite de l’aviron Français opposée à de magnifiques équipes venues de toute l’Europe, y compris de la Russie, sur le chemin d’une suprématie internationale. Un détail qui montre la classe de la Basse Seine : la remise des fameux avirons d’or et d’argent frappés du triple chevron, aux lieu et place des traditionnelles médailles.

Dans cette fameuse année 1947 ( 65ème anniversaire), Jean Séphériadès et un huit homogène font partie de l’équipe de France qui va aux championnats d’Europe à Lucerne, encore la Suisse, avec une victoire pour le skiffeur et une 4ème place pour le huit.

Et sur la glorieuse décennie des années 40 on pourra dénombrer aux championnats de France 16 titres : soit les 5 titres en skiff de Jean Séphériadès plus un en double scull avec Giriat, les trois titres en quatre barré cités plus haut et sept titres en huit. Basse Seine Société Reine.

 

Nouvelle génération nouveaux succès

La disparition du président Jean Lacoste en 1948 marque douloureusement la Basse Seine à l’approche de la fin de la ” Grande époque “. Un nouveau grand président, Raymond Drouet (photo), solidement épaulé par Charles Haussaire et Robert Farquet, prend en main les destinées des ” Bleu et or”.

Georges Desrues assure avec énergie la continuité de la qualité sportive. les succès répétés des huit de la SNBS sont relayés par des victoires en quatre et dans les catégories cadets et juniors où apparait le jeune Christian Puibaraud, champion de skiff junior en 1956. L’année 1957 voit la célébration du 75eme anniversaire de la Basse Seine, jumelée avec le cinquantenaire de la journée des Fondateurs. Ce sera malheureusement la dernière dans sa forme traditionnelle.

L’horizon s’obscurcit : aggravation de la navigation commerciale, -les pousseurs énormes remplacent les péniches classiques-, état alarmant du bâtiment miné par les inondations de 1955, frais élevés et défection de certains en cours, contraignent le dirigeants à cette révision déchirante et, coiffant le tout la perspective d’élargissement de la voie sur berge, qui obligera tôt ou tard la SNBS à quitter son site historique.

Citons intégralement les propos de l’auteur de la plaquette du centenaire : “C’est de ce garage vétuste, de ces vestiaires miteux, surmontés de bureaux aux planchers dangereusement inclinés, de couloirs sombres pauvrement rythmés par les portes verrouillées des salons condamnés, c’est de ce club en ruine à deux doigts de l’effondrement que sortiront pendant dix années encore, les plus belles pages de la vie sportive de la Basse Seine, une bordée de bateaux extraordinaires qui assureront à leurs couleurs une suprématie durable autant qu’indiscutée”.

Une telle résurrection relève-t-elle du miracle ? sans doute, puisqu’elle fut l’œuvre de Pierre Sauvestre, le sorcier de l’aviron, comme le baptisera plus tard le journal l’Equipe, un homme qui, entré en 1941 à la Basse Seine avec trois titres de champion de France en remportera dix autres au cours de la glorieuse décennie 40, un des plus grands rameurs français qui va devenir un des plus grands entraineurs.

Animé par une foi inébranlable, sa devise était “Il faut y croire”, il repartait de presque rien. Des grands huit il ne restait que les frères Erik et Torkil Aschehoug qui allaient encadrer un équipage de jeunes rameurs peu expérimentés. Sous son impulsion les progrès vont être fulgurants. Dès 1958 à Trémolat (photo), le huit de la Basse Seine enlève le titre de champion de France qu’il va conserver dix années consécutives, à l’exception de 1963 où la SNBS doit se contenter de la deuxième place derrière Libourne !

Le huit est vraiment le bateau culte de la Basse Seine. Après la belle époque, la grande époque, c’est la nouvelle époque.

Cette renaissance admirable est le fruit des formidables qualités de ce “Chef, ce Maitre… Une force de la nature, un bourreau épuisant, dur, agressif, tant pour les corps que pour les esprits”.

Cette compétence sera mise dès 1959 au service de l’équipe de France et Pierre Sauvestre va cumuler pendant des années la direction sportive de la Basse Seine et celle de l’aviron français.

La SNBS maintient son rayonnement international : Ostende, Mannheim , Lucerne, Zurich reçoivent la visite des ” bleu et or ” et bientôt Rome, ville des jeux Olympiques de 1960 où trois ” Basse Seine ” entreront dans le huit français, 4è en finale. Aux neuf titres en huit de ce nouvel ” âge d’or ” s’ajouteront cinq autres titres en deux ou quatre, soit un total de 14, tout proche de celui de la décennie 40.

 

Le grand chambardement

La fin ce cette époque est marquée par l’échéance inéluctable du déménagement. Nouvelle épreuve qu’il va falloir surmonter. Dans un climat amical le futur emplacement est défini, le projet financier se met en place et un superbe bâtiment se dévoile sur plans. Le soutien de la mairie de Courbevoie facilite grandement l’avancement du projet.

Cinq années de vie précaire, d’hébergements dans des hangars proches de l’emplacement futur où a été installé un ponton, d’administration dans des bureaux misérables. Il en résulte une dispersion générale des effectifs. Les évènements de mai 1968 viennent aggraver la situation : faillite des entreprises de construction, resserrement des crédits. Pourtant certains ont toujours du coeur à l’ouvrage, malgré les conditions adverses : un huit remanié et entrainé par Torkil Aschehoug prend la deuxième place aux championnats de France, et sur sa lancée remporte le match Encou-Basse Seine ; André Sloth et Jean Le Goff sont sélectionnés aux jeux Olympiques de Mexico.

 

Les années noires se poursuivent : en 1969, déménagement vers de nouveaux locaux désaffectés, les hangars précédents étant voués à la destruction. En 1970, le ponton est emporté par un pousseur et un accident de voiture prive la Basse Seine de sa présence habituelle à la course des huit du championnat de France.

Une lueur apparait au bout du tunnel en 1971. Le mois de mai voit le démarrage de la construction du nouveau club. Les anciens tiennent allumée la flamme de la compétition mais les jeunes ont disparu.

Enfin le grand jour arrive : le 19 septembre 1972, Charles Deprez, député-maire de Courbevoie intronise le président Raymond Drouet dans le bâtiment tout neuf dévolus à la Société Nonagénaire.

Cérémonie émouvante après tant d’efforts, couronnés peu après par une nouvelle victoire de la Basse Seine sur l’Encou. Heures de joie et d’espoir. Il faut dire que la nouvelle maison de la Société Nautique de la Basse Seine est superbe. N’a-t-elle pas l’allure d’un paquebot amarré aux berges de la Seine, espace de sérénité, alors que se rue sur la voie rapide un trafic automobile incessant.

Et pour les rameurs quelle sécurité de ne plus avoir à traverser la roue au péril de leur vie et de celle de leurs bateaux. Et pour tous, quelle vue magnifique sur la Seine et ses abords !

Et maintenant il faut faire fonctionner la machine. Tout est en place pour retrouver l’activité d’antan. A côté des rameurs confirmés, l’accueil des jeunes scolaires s’organise, les vétérans poursuivent leur moisson de succès en France et à l’étranger ; un huit élite renait, emmené par André Sloth, l’enthousiasme réapparait dans une belle journée de régates festive et colorée… et l’on reparle des Fondateurs, véritable manifestation fétiche de la Basse Seine. Effectivement, la 51ème journée des Fondateurs a lieu le 14 avril 1973 rassemblant des amis de toute la France, de Suisse et de Belgique.

Le rayonnement de la SNBS ne faiblit pas : lors de la traversée de Paris organisée, sous forme de tête de rivière le 1er mai 1975, un match Oxford-Cambridge a lieu qui se termine dans les salons de la Basse-Seine en présence de nombreux invités dont Grace de Monaco, fille et soeur de grands rameurs américains.

Après la disparition de Charles Haussaire en 1976, l’encadrement se renouvelle et début 1979 c’est le président Raymond Drouet qui se retire après 30 années passées à al tête de la Basse Seine où il a vécu des heures fastes et heures difficiles avec tant d’implication personnelle.

Une nouvelle page est tournée et Jean Séphériadès est élu à l’unanimité à la présidence de cette société qu’il connait depuis 35 ans. Il appelle Christian Puibaraud à la direction sportive, s’appuie sur les anciens Georges Desrues et Robert Farquet et reçoit les conseils éclairés de Raymond Drouet, Président d’honneur.

Et c’est l’amorce d’une remontée avec le recrutement de nombreux cadets et juniors qui bientôt glanent les succès. Cependant, pas de titres aux championnats de France. Toutefois, en 1981, à la veille du centenaire, un deux de couple senior poids léger décroche la médaille d’argent avec Fage, aujourd’hui constructeur de bateaux dans les locaux de la Basse Seine et Tassy, célèbre pour ses chaussettes noires.

La période “sans titre” perdure, des médailles d’argent ou de bronze sont glanées apportant des joies teintées de regrets pour les riches moissons de jadis.

L’année 1992, 110ème anniversaire, marque toutefois un virage : Hervé Dagommer accède à la présidence de la SNBS. Il réalise une ultime tentative pour relancer la journée des fondateurs et ses efforts sont vains : seuls trois clubs répondent à l’invitation, les Fondateurs sont annulés !

Evolution irrésistible du calendrier, reste-t-il une place pour des régates de “beaux quartiers” qui ont connu des années de gloire ?

Malgré ces déconvenues, les dirigeants de la Basse-Seine ne baissent pas les bras, ce n’est pas le style de la maison, et le travail soutenu produit ses fruits. Des profondeurs du classement la Basse-Seine fait une remontée spectaculaire jusqu’à la 19ème place en 1995 avec quatre titres, ces titres si convoités, à la clef, tous emportés en catégorie senior sprint.

Deux titres en 1994 : deux de couple senior dames et quatre de couple senior hommes. Signe des temps : les rameuses apportent une solide contribution aux résultats de la Société ; “O tempora ! O mores !” disait Cicéron s’extasiant devant les galères.

Il est toujours difficile de faire une mutation et celle-ci s’effectue dans le grand club de Courbevoie, où tout repart sur de nouvelles bases : de nouveaux bateaux et même à la municipalité de Courbevoie un nouveau maire, Jacques Kossowski, convaincu des vertus de l’aviron, ayant succédé en 1995 au très fidèle Charles Deprez, ami des heures glorieuses ou difficiles et toujours présent aujourd’hui aux côtés des dirigeants de la Basse-Seine. Cette remise à plat a permis de dégager de nombreux points positifs pour l’avenir de la Basse-Seine et quelques handicaps, dont la confrontation a permis de dégager des objectifs pour les années qui viennent.

– Continuer la sensibilisation des anciens à la formation des jeunes et au maintien d’une atmosphère chaleureuse.
– Accroitre l’accueil des universitaires
– Préparer pour les années à venir, l’obsession de la Basse-Seine, un huit qui puisse reconquérir le titre emporté tant de fois.

Comment ne pas évoquer le phénix, cet oiseau fabuleux aux ailes rouges et dorées, doué d’immortalité qui renaissait de ses cendres ? Aujourd’hui n’y aurait-il pas, perché en bord de Seine, un phénix aux ailes bleues et dorées qui, après une longue léthargie, redéploierait ses ailes pour un nouvel envol ?

Texte de Gabriel Tissier paru dans la revue l’Aviron de mai 1996

 

Les fondateurs

BAILLY ; HAMELIN ; BOUCHET ; JOLY ;CHARPENTIER ; LAFOSSE ; CORRET ; LAUBEUF ; CYBOULLE ; LENORMAND ; DEBONS ; LERE ; DESFORGES ; LEVIS ; DIMEY ; LICKE ; DEVEAUX ; MARQUER ; DEVEAUX H ; MOREAU ; FOURNAISE ; MULLER ; FONTANA ; PIERRON ; FROSSARD ; REGNIER ; GALLAND ; TRUCHET